Une classe de sciences de 9e année pas comme les autres : une petite école du Nouveau-Brunswick réalise de grandes choses

Juil 9, 2024

L’action climatique est en train de devenir une priorité pour le personnel enseignant et les élèves de tous les niveaux au Nouveau-Brunswick. Grâce à l’éducation en matière de climat, les élèves peuvent s’instruire de manière pratique et concrète, aborder divers sujets et atteindre les objectifs leur curriculum. On voit de plus en plus de personnel enseignant et d’élèves qui explorent les habitudes et les pratiques au sein de leur école et trouvent des solutions créatives aux problèmes uniques qu’ils ont cernés. La durabilité est en train de devenir un élément clé de la culture et de l’identité des écoles, et j’ai récemment eu l’occasion de visiter l’une de ces écoles en me rendant à Springfield, au Nouveau-Brunswick. 

L’école secondaire Belleisle High School est nichée au sein de collines onduleuses, de petites forêts et de lacs pittoresques. Ses couloirs garnis de casiers peints par les élèves évoquent des thèmes soigneusement choisis et sont décorés et conçus avec grand soin. L’école Belleisle High School participe à notre programme de Projet d’action climatique (volet scientifique), et aujourd’hui, c’est la journée de présentation. 

Ma collègue et moi arrivons avant le début du cours. On nous attend avec un plateau de gourmandises fraîchement sorties du four, et l’accueil amical nous fait chaud au cœur. Nous nous rendons jusqu’à la salle de classe de Mme Giddens, nous rencontrons les élèves du cours de sciences de 9e année. Les élèves sont polis et sympathiques, et ils ont hâte de nous montrer les projets auxquels ils ont travaillé dans le cadre du programme Projet d’action climatique du Projet Gaia.

Arrêtons-nous un instant. 

Ici au Projet Gaia, on entend souvent parler d’écoles qui lancent des initiatives de durabilité, et elles sont parfois très originales. Cette journée-là, je ne savais pas encore à quoi m’attendre. Après tout, quand moi j’étais en 9e année, mes travaux de science étaient faits de pancartes et d’une quantité obscène de colle à paillettes (pas surprenant que j’aie choisi d’étudier les arts plutôt que les sciences)! 

Continuons. 

Les élèves nous conduisent d’abord à l’extérieur, à travers les couloirs ornés d’œuvres d’art et bordés de casiers. C’est un après-midi chaud et ensoleillé. Le genre d’après-midi qui nous rappelle que c’est presque l’été, et que l’année scolaire se termine dans quelques semaines. 

Premier arrêt : la serre. 

Des élèves dehors près d’une serre

Les élèves de 9e année de Mme Giddens avaient construit une serre l’année dernière, et la classe de cette année lui a apporté quelques améliorations, notamment des gouttières et des barils récupérateurs d’eau de pluie, ainsi que des ventilateurs à énergie solaire pour réguler la température. Ces améliorations sont toutes venues régler des problèmes précis dans la serre. Les ventilateurs solaires la refroidissent pendant les mois d’été, quand il fait trop chaud, et les gouttières et les barils recueillent l’eau qui peut être utilisée pour les plantes. Plus besoin de faire des allers-retours jusqu’à l’intérieur de l’école avec des bidons d’eau. Les élèves ont également construit un système de chauffage solaire fait de canettes, qu’ils ont installé à l’intérieur de la serre. Puisque les canettes sont peintes en noir, le système absorbe la chaleur et dirige l’air chaud vers les ventilateurs, ce qui permet aux élèves de commencer à faire pousser des plantes dès le mois d’avril. 

Un élève à côté des barils récupérateurs d’eau de pluie installés par la classe près de la serre.

Les élèves nous expliquent qu’il s’agit d’une première expérience de construction pour une partie du groupe, mais qu’il existe beaucoup d’explications étape par étape faciles à trouver sur YouTube. L’école se trouve au cœur d’une petite collectivité très soudée, et la majorité du matériel (ainsi qu’une partie de l’expertise) a été offert par les citoyens et citoyennes du coin. C’est touchant de voir que la collectivité a soutenu ces projets grâce à des dons. 

Mme Giddens ne prétend pas être une experte en construction de serres, mais elle a offert aux élèves un espace pour explorer, expérimenter, faire des erreurs et acquérir de nouvelles compétences. Dans cette dynamique de classe, ses élèves ont reconnu un problème et ont mis en œuvre leur propre solution. Grâce à ces projets, les élèves peuvent maintenant vérifier leur consommation d’électricité, mesurer et suivre les précipitations locales et cultiver des légumes pour leur communauté scolaire.

Ayant vu tout cela, je pensais que nous avions fini. Or, je me suis vite rendu compte que ces améliorations apportées aux serres ne forment qu’une partie des projets auxquels ont travaillé les élèves de Mme Giddens!

Nous nous arrêtons près d’un petit bassin de rétention d’eau qui contient les eaux usées de l’école et de l’eau de pluie. Puis qu’il y a un ruisseau à proximité, les élèves se sont demandé si le cours d’eau était contaminé par les eaux de ruissellement du bassin de rétention. Ils ont donc commandé une trousse d’analyse de l’eau de Water Rangers. Ils ont ensuite prélevé quelques échantillons dans le cours d’eau et les ont envoyés à un laboratoire pour les faire analyser. Les résultats les ont étonnés : l’eau est propre (quel soulagement)! 

Un élève montre la trousse d’analyse de l’eau de Water Rangers

Un élève montre la trousse d’analyse de l’eau de Water Rangers.

Après avoir exploré les projets à l’extérieur, nous revenons en classe où nous discutons d’une autre initiative : l’aquaponie. Au fond de la classe se trouvent deux grands aquariums remplis de ce qui était initialement des bébés truites, mais qui semblent maintenant être de robustes poissons en santé, presque à leur poids de marché. Pour que les poissons restent en bonne santé et se développent, il a fallu garder la salle de classe au frais, à une température où il faut un chandail à manches longues ou une petite veste. Mme Giddens nous assure que les élèves ne s’en plaignent pas, et que la plupart se sont même habitués à la fraîcheur; un faible prix à payer pour ces animaux de compagnie uniques en leur genre! 

Ainslee et Mme Giddens nous montrent l’aquarium de truites .

Elle nous explique comment ses élèves et elle ont visité un centre de pisciculture et une écloserie du coin, ils ont appris des choses sur l’aquaculture et l’industrie piscicole au Nouveau-Brunswick. Ils ont ramené à l’école quelques douzaines de bébés truites d’environ trois pouces de long afin de poursuivre leur enquête. 

L’aquaponie est à l’intersection de l’hydroponie et de l’aquaculture, et les bébés truites que les élèves de Mme Giddens ont adoptés ont joué un rôle clé dans ce projet. Les élèves ont découvert comment les déchets de poissons peuvent fertiliser les plantes, qui à leur tour purifient l’eau pour les poissons. Cette relation symbiotique est une méthode durable de culture de légumes et de poissons destinés à la consommation.

Je sais ce que vous vous dites. Que vont faire les élèves avec le poisson à la fin de l’année scolaire? Eh bien, c’est tout simple : un repas de tacos au poisson pour toute l’école! Quoi de mieux qu’un grand repas partagé pour célébrer les efforts accomplis par ces élèves tout au long de l’année scolaire! L’écologisme ne se limite pas à la protection de la nature ou à l’investissement dans une économie verte. L’écologisme, c’est pour tout le monde. Ça signifie aussi investir dans la collectivité, nouer des liens positifs et lutter pour davantage d’inclusion. Quand j’ai appris que les élèves comptaient partager leur récolte et inviter la communauté scolaire à célébrer leur réussite, j’ai vraiment eu l’impression que ces projets bouclaient la boucle, de la science de l’environnement à la justice climatique. 

Deux élèves qui mangent des tacos au poisson dans leur classe .

Deux élèves qui dégustent des tacos au poisson préparés avec les poissons qu’ils ont élevés pendant l’année scolaire.

Ce ne sont pas tous les programmes du Projet d’action climatique qui vont aussi loin dans leurs projets d’école scolaires, et il n’y a rien de mal à cela. De tels projets exigent un gros budget (ou, dans ce cas-ci, des dons de la collectivité), du dévouement et le soutien de l’ensemble de l’école. Mais même les projets d’action climatique les plus simples sont un point de départ important et permettent aux élèves de participer à d’importantes discussions sur le climat et de développer une mentalité axée sur l’action. Les élèves de Mme Giddens sont une classe de sciences de 9e année pas comme les autres, et leur travail nous a épatés. Toutefois, les projets simples peuvent eux aussi constituer une expérience d’apprentissage précieuse (et qui a dit que la pancarte et la colle à paillettes n’étaient pas fabuleuses?) et poser les bases qui permettront aux élèves de devenir des leaders en matière de climat au sein de leur collectivité pour les années à venir. 

Vous aimeriez lancer un programme de Projet d’action climatique dans votre classe cette année? Consultez notre site Web et remplissez un formulaire de demande pour le PAC (volet scientifique) ou le PAC (justice climatique), ou écrivez à contact@projetgaia.ca pour en savoir plus sur les avantages du programme PAC pour vos élèves et votre école. 

Autrice : Katelyn Plant, Gestionnaire des communications et du marketing, Projet Gaia 

 

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  • Les jeunes d’aujourd’hui sont les dirigeants, les innovateurs, les scientifiques, les entrepreneurs et les décideurs de demain. Le Projet Gaia est un organisme unique qui aide les élèves à comprendre cette menace existentielle et à y réagir, aujourd’hui comme à l’avenir.

    John Reid

    bénévole

  • Les jeunes ont un rôle à jouer dans la protection de notre climat, aujourd’hui et demain, et c’est pourquoi nous sommes heureux d'appuyer le Projet Gaia dans sa mission d'outiller les jeunes.

    Krista Han

    associée directrice - Grant Thornton LLP Nouveau-Brunswick

  • Les programmes du Projet Gaia ont permis d'apporter de réels impacts, non seulement dans la compréhension et la vision qu’ont les élèves du monde qui les entoure et dans leur capacité à aider, mais aussi dans la manière dont l’école est gérée, car nous avons apporté des changements concrets à certaines de nos stratégies et pratiques de consommation d’électricité.

    Brent Rowney

    enseignant à l’école Oromocto High School

  • Merci, j’ai raconté à mes parents ce que nous avons fait en classe et maintenant ils ont envie de faire du recyclage à la maison !

    Olivia

    élève de l’école Parkwood Heights Elementary